À la lecture de ce budget, des inquiétudes importantes demeurent concernant les moyens accordés à plusieurs prestations essentielles de l’État. Nous observons que les coupes annoncées fin 2025 sont belles et bien pérennisées (260 millions) dans les domaines comme les soins à domicile, les EMS, la formation tertiaire ainsi que l’asile. Sébastien Cala souligne : « nous regrettons par ailleurs que plusieurs propositions socialistes faites dans le cadre des débats budgétaires 2026 pour stabiliser les finances cantonales n’aient toujours pas été retenues par le gouvernement, qui annonce des coupes supplémentaires de 65 millions. »
« Dans certains secteurs, peu de solutions concrètes semblent par ailleurs aujourd’hui se dessiner pour répondre aux besoins urgents, notamment dans le domaine de l’enseignement 1 & 2P, de la santé parapublic, et des nécessaires investissements pour l’adaptation au changement climatique. » remarque Amélie Cherbuin. Le groupe socialiste au Grand Conseil sera particulièrement attentif lors des débats budgétaires aux thématiques mentionnées et fera des propositions pour répondre aux besoins de la population et aux enjeux d’avenir.
Le manque de vision politique et budgétaire se paie
Plus largement, ce budget souffre toujours d’un manque de vision à moyen et long terme, porté par une majorité de droite dont le programme principal se résume à baisser les impôts. Administrer les finances cantonales ne peut pas se résumer à présenter, année après année, des mesures permettant de franchir de justesse l’exercice suivant. « Le Canton de Vaud a besoin d’une stratégie claire, permettant de garantir durablement le financement des prestations publiques, d’assurer des investissements nécessaires à son avenir et de préserver une fiscalité cohérente » insiste Stéphane Balet.
Le PSV et ses élu-es au Grand Conseil resteront vigilants à toute nouvelle coupe dans les prestations de l’État. Un État fort doit pouvoir prendre soin de sa population, garantir des services publics de qualité et offrir à toutes et tous les conditions d’une bonne qualité de vie. « La situation actuelle des finances cantonales n’est pas le fruit du hasard : le Conseil d’État à majorité de droite porte la responsabilité des choix qui ont contribué à placer le Canton dans cette situation inquiétante et délicate » note Oriane Sarrasin.
À quelques mois des élections cantonales de 2027, il conviendra de s’en souvenir. Le budget présenté aujourd’hui ne constitue ni un projet politique, ni une vision pour l’avenir. Le Canton de Vaud mérite mieux qu’un budget qui se contente de tenir : il a besoin d’une politique financière capable de se préparer aux enjeux de demain.
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